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Jeudi 14 janvier 2010 à 19:48

Pourquoi faut-il à chaque fois que j'imagine l'union comme une impossibilité à atteindre? Je vois là ce fruit qui parait bien neutre, bien sec, bien trop. Tout parait comme évident, et pourtant rien n'est plus imperceptible que l'inévidence elle même de cette alchimie. Tout parait à mes yeux, c'est peut-être bien ça. C'est certain même. Tout parait, parait parait, et parait, mais rien n'est vraiment lui-même. Les histoires sont différentes dans chacun des mondes, les esprits se remplissent au compte goutte, chacun à leur manière, ils vivent tous différents, ils respirent différent. Ils aiment. Différents. Les lunes passent et l'incompréhension me ronge, elle m'appelle au paraitre, comme si tout était si prévisible que les mathématiques, puisque cette fusion là est un tout. Des mondes naissent, prospèrent, et explosent, tout ça en même temps. Ca peut durer une fraction de millième de seconde comme l'éternité puissance l'éternité. L'illogisme ne prend jamais son sens, rien n'est fait là dedans. La misère de mon coeur m'emporte toujours plus loin dans la décadence. Infantile, puéril. Elle se redresse et se casse la gueule. Le truc classique. Se mord la queue, s'étouffe, se prive d'oxygène. Elle mord des yeux qui l'évitent de très loin, la méprise. Ils ont raison, pour sur. Je méprise ma misère sans savoir comment l'éduquer, la rendre décente, voir même heureuse.
Ses rires m'effraient, ses certitudes aussi. Ses certitudes plus que ses doutes. J'ai toujours peur quand elle tourne le dos, je cherche un coin de sourire, une rotation très légère de son cou pour porter un regard discret, je regarde jusqu'à loin, et lorsque je ne vois rien, j'ai peur, vraiment peur. Quand se sont ses mains qui se croisent, qui font des mouvement saccadés, je crois. Rien ne veut que la certitude rende ce profond amour qui mord au ventre plus facile, plus beau ou plus sincère. Et que si jamais elle m'aime, il n'y ai pas de raison qui fasse qu'elle ne m'aime plus.

Mardi 22 décembre 2009 à 15:45

Il y a un sourire derrière chaque mot. Les jours passent, les mots changent, mes ces sourires là persistent, immuables. Le trottoir est mouillé, la pluie gronde sur mon parapluie et le vent m'arrache à mes rêves. Onze heures s'affichent sur l'écran, il est temps d'entrer sur la scène des visages qui rient, des regards qui aiment et des mots qui font plaisir. Les tasses dansent sur les tables, on dirait des petites fées qui tour à tour viennent déposer une paix en chacun. Elle est assise un peu loin, mais l'harmonie de son visage ne cesse de me couper le souffle. Le temps est toujours assassin lorsqu'il vient à faire mourir de tels instants, l'air froid revient faire trembler les mains. Ailleurs, voilà qu'une route nous sépare, elle tourne le dos alors que chaque bande qu'elle franchit abaisse d'autant plus la joie sur mon visage. Dans un autre monde ça s'évade dans un océan noir, les voix sont muettes et les regards ne se croisent pas, ils ignorent, ou alors ils dénient. Je l'ai vu croire en la folie des frontières qui rassemblent, au final le chute est toujours là même, vertigineuse et douloureuse. Elle passe la porte, je m'évanouis sous la douceur de son parfum.

Les dames blanches meurent dans une buée incandescente. Le plus beau c'est lorsque la réalité du rêve n'a de réel plus que la naïveté qui le crée, il passe par dessus les routes, sans se faire piétiner. Elle lève les yeux au dessus de ma tête pour chercher une lueur quelconque, il y a des kilomètres de bobines de films là haut, des nuages en coton et des rires, et des rires. Elle baisse les yeux sur une misère qui tombe, en ruine, qui s'évade par le haut, mais qui ne tient pas. C'est un rêveur dit-elle. On les voit de loin, de très loin, ils ont toutes ces étoiles qui trainent au dessus de leur tête, et puis ils ont le pas lourd. Ces dames les aiment, s'amusant du soupir d'un roseau, c'est ce qu'on dit. Le temps infiniment long se transforme en perfusion de bonheur, on apprend à cultiver le bon temps. Et puis ça dure encore, encore mieux, elle s'évade encore un peu, un peu plus loin, mais qu'importe les tempêtes qui nous déchirent, pourvu que la lueur demeure dans ses yeux.

Vendredi 27 novembre 2009 à 20:03

Je t'aime à mourir, toi qui persiste dans les pensées les plus heureuses. Je te rêve plus haute que la dernière des marches, et les étoiles perlent sur ton rire. Tes cheveux défaits flottent dans un vide d'une infinie beauté que l'ombre de ton empire ne peut contenir. Ce regard pétrifiant que tu murmure finira un jour d'achever l'indifférence bâtie sur le seuil de ma tombe. Quand enfin te parviendra la chaleur de mes mots, il sera trop tard, les anges seront devenus plus beaux. Les séismes de tes maux tremblent sur ma peine, jamais ne me choisira l'amour d'un de tes mots. Et quand bien même l'amour devienne haine, pour toujours tu sera de ma vie la fontaine.

Jeudi 15 octobre 2009 à 23:31

J'aime croire qu'il y a une raison derrière chaque existence, autre chose qu'un pur et simple déterminisme qui nous crée et nous entraîne directement vers la fin. Il y a toutes sortes de raisons à l'existence de personnes. Les musiciens par exemple, ils font valser des notes dans l'espace, elles entrent au plus profond de ceux qui veulent bien les recevoir et ça rend les gens heureux. Ils font danser les corps sur des trois temps, font taper des mains, et battre le coeur. Le plus belle instrument est d'ailleurs selon moi le voix qui s'envole depuis les cordes vocales des chanteurs, c'est le crie de toute une existence, ou plutôt le murmure d'une vie. Le plus beau cadeau que l'ont puisse faire à un musicien, c'est la danse, danser sur la musique c'est infiniment plus puissant et plus fort que te taper dans les mains ou de laisser bondir son coeur dans la poitrine. La danse c'est avant tout un merci car on offre au musicien un spectacle dont chaque mouvement se glisse parfaitement entre les notes et chaque rebond épouse le bon temps. La danse c'est aussi faire valser non pas des notes, mais des corps, pour le plus grand plaisir des spectateur. Lorsqu'une magnifique femme vêtue d'une robe se met à danser entre les notes, ou même avec les notes, c'est là qu'on ressent toute la splendeur de la musique et de ce qu'elle crée.

Lundi 21 septembre 2009 à 0:02

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