Les mains tremblent, fébriles. Ailleurs. Suzie monte les marches, puis descend, puis remonte, pus redescend. Les nuages sont lourds, il faudrait les presser. Un air de champ de bataille, et c'est la fin du monde qui s'annonce. Les cheveux volent, et les joues froides toujours plus roses me ravivent. Le courage à l'épaule, la peur au ventre, mais l'air innocent. Le sang froid, et en avant. J'ai pas souvent froid, mais là je dois dire que les bras comment à manquer. Et puis il y a ces foyers qui construisent des mondes, l'air de rien, là, sous mes yeux. De belles flammes chatoyantes. Juste de quoi éclairer une vieille table de grenier. Dehors ça sent les cartons et les toiles d'araignées. Il y a surtout ce vide qui ronge. Les volets battent, la lumière chancelle, le vent m'arrache à la réalité. Quelques larmes, peut-être le vent, qui sait. Peut-être.

Dimanche 19 décembre 2010 à 0:32

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