crousticouette - Comme un soleil de fin de siècle.http://crousticouette.cowblog.frSi un historien devait retracer ma biographie, j'aimerais qu'il ne m'idéalise pas. J'aurais passé toute ma vie dans la quête de l'inaccessible, et ce n'est pas la mort qui me fera l'atteindre. Non, je voudrais qu'il raconte tout, tout ce que j'étais pour le monde, ce que j'étais par rapport au monde, et ce, même si je n'ai rien été. Je voudrait qu'il dise qu'après avoir eu mon bac scientifique laborieusement, je suis entré en license d'arts plastiques, et que c'est à partir de ce moment que j'ai mis un pied dans la marre de la création, de la peinture sur les doigts, et des instruments entre les mains. Je me serais mis à jouer du saxophone et du piano et un peu plus sérieusement de la guitare. Et puis j'aurais pris des cours de chant, de dessin et de peinture. Et si possible, j'aimerais ne pas avoir été dans les meilleurs, parce que après tout, le mot meilleur n'a pas sa place dans ce domaine. Je voudrais qu'il dise que j'ai vécu toute ma vie avec de la peinture et du son. Avec des rires et des balançoires. J'aimerais bien qu'il puisse dire que j'ai fait partie d'un grand groupe de musique aussi, grand, mais pas trop non plus. Plutôt une fanfare d'ailleurs, ou un groupe de rue. Quatre ou cinq personnes en rond au milieu d'une place qui font virvolter les gens autour. Je veux qu'il puisse dire que j'ai fait sourire. Et en tout dernier, tout à la fin, je veux qu'il dise que j'ai passé secrètement ma vie avec elle. Même si elle n'a jamais été là, je veux qu'il dise qu'elle me suivait partout, dans les notes de ma musique, les vibrations de ma voix et les coups de pinceau sur la toile. Je veux qu'il puisse dire que ma vie n'aura consister qu'en un seul et unique mot: l'amour. Un amour démesuré et déstructuré. Totalement insensé, voir fou. Oui, je veux qu'il puisse dire que pour moi, la vie, ce n'était rien d'autre que l'amour, à n'importe quel prix.CowblogfrMon, 15 Mar 2010 01:43:28 +0100180http://crousticouette.cowblog.fr/regarde-il-gele-2976591.htmlRegarde il gèle.http://crousticouette.cowblog.fr/images/absence.png

Le poids des nuages que tu apporte me foudroie. Ils sont plus noirs encore que les pensées les plus sombres que mon esprit dans ses heures égarées est capables de créer. Ils sont plus étendu que l'estime, que l'émerveillement. Cachés, ils sont dans tes pas, ils sont dans ton ombre, ils respirent l'air qui t'entoure. L'ombre se propage, elle gagne du terrain, et je ne peux lutter contre le ciel qui se replie sur lui-même, qui se mord le ventre parce que la lueur s'en va, elle disparait derrière une colère sombre. Le cyclone est une bonne image, je crois. Je quitte le mensonge de tes yeux qui laisse croire à une paix éphémère pour retourner dans la furie qui anime le chemin menant vers les horizons que tu ne saurais atteindre. Vers une mer que tu n'ose franchir, que tu hais, que tu méprise. Mépriser les anges est si facile, ils n'ont rien que leur ailes. C'est injuste. Je ne suis pas un ange. Cultive la haine puisque tu ne sais nourrir l'amour. Désire ma mort, enterre mes rires, tue mes efforts, laisse moi mourir. Caresse de tes mains putrides l'être que tu jettes, tues-moi je t'en prie. La clarté reviens, le vent laisse la place au silence, la mer est calme et le soleil inonde le ciel, pourtant tu n'es plus là.]]>
http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2976591.htmlMon, 15 Mar 2010 01:43:00 +0100http://crousticouette.cowblog.fr/regarde-il-gele-2976591.html
http://crousticouette.cowblog.fr/leave-me-alone-2969160.htmlLeave me alone!Tes mots me disent "reviens" alors que ton regard me crie "vas-t-en". Je crois qu'en fin de compte j'ai décidé de plus croire les regards que les mots, alors ainsi soit-il. Tu ne me feras plus douter entre le rire et les pleurs, au revoir et à jamais. Je t'aimais.]]>http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2969160.htmlMon, 22 Feb 2010 18:00:00 +0100http://crousticouette.cowblog.fr/leave-me-alone-2969160.htmlhttp://crousticouette.cowblog.fr/tu-comprends-2965102.htmlTu comprends?J'ai beaucoup pensé à ce jour, j'ai tant de fois imaginé la force qu'il me faudrait pour recomposer mon coeur de toi me tournant le dos pour la toute dernière fois, pour le tout dernier mot, le tout dernier regard et pour toutes les larmes. Rien ne saurait remplacer le bonheur que fait naitre ton sourire en moi, rien ne saurait te remplacer, toi. J'aurais voulu être fort jusqu'au bout, ne pas avoir à te le dire au bord des larmes, te quitter aussi simplement qu'un autre jour. J'ai besoin de savoir, je ne veux plus de silence, laisse-moi au moins croire que tu ne m'es pas indifférente, dis-moi, je t'en supplie, que tu ne me quittes pas aussi étrangère qu'au tout début. J'ai besoin de croire, que tu n'es pas ce coeur de pierre contre lequel je me heurte qui, peut-être trop naïf ou alors trop certain, refuse l'idée que si j'ai si mal quand tu n'es plus là, c'est peut-être qu'au fond je suis amoureux de toi.]]>http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2965102.htmlFri, 12 Feb 2010 23:39:00 +0100http://crousticouette.cowblog.fr/tu-comprends-2965102.htmlhttp://crousticouette.cowblog.fr/elle-2954516.htmlElle.
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http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2954516.htmlThu, 14 Jan 2010 19:48:00 +0100http://crousticouette.cowblog.fr/elle-2954516.html
http://crousticouette.cowblog.fr/note-du-mardi-seul-2946127.htmlNote du mardi. Seul.Pourquoi faut-il à chaque fois que j'imagine l'union comme une impossibilité à atteindre? Je vois là ce fruit qui parait bien neutre, bien sec, bien trop. Tout parait comme évident, et pourtant rien n'est plus imperceptible que l'inévidence elle même de cette alchimie. Tout parait à mes yeux, c'est peut-être bien ça. C'est certain même. Tout parait, parait parait, et parait, mais rien n'est vraiment lui-même. Les histoires sont différentes dans chacun des mondes, les esprits se remplissent au compte goutte, chacun à leur manière, ils vivent tous différents, ils respirent différent. Ils aiment. Différents. Les lunes passent et l'incompréhension me ronge, elle m'appelle au paraitre, comme si tout était si prévisible que les mathématiques, puisque cette fusion là est un tout. Des mondes naissent, prospèrent, et explosent, tout ça en même temps. Ca peut durer une fraction de millième de seconde comme l'éternité puissance l'éternité. L'illogisme ne prend jamais son sens, rien n'est fait là dedans. La misère de mon coeur m'emporte toujours plus loin dans la décadence. Infantile, puéril. Elle se redresse et se casse la gueule. Le truc classique. Se mord la queue, s'étouffe, se prive d'oxygène. Elle mord des yeux qui l'évitent de très loin, la méprise. Ils ont raison, pour sur. Je méprise ma misère sans savoir comment l'éduquer, la rendre décente, voir même heureuse.
Ses rires m'effraient, ses certitudes aussi. Ses certitudes plus que ses doutes. J'ai toujours peur quand elle tourne le dos, je cherche un coin de sourire, une rotation très légère de son cou pour porter un regard discret, je regarde jusqu'à loin, et lorsque je ne vois rien, j'ai peur, vraiment peur. Quand se sont ses mains qui se croisent, qui font des mouvement saccadés, je crois. Rien ne veut que la certitude rende ce profond amour qui mord au ventre plus facile, plus beau ou plus sincère. Et que si jamais elle m'aime, il n'y ai pas de raison qui fasse qu'elle ne m'aime plus.]]>
http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2946127.htmlTue, 22 Dec 2009 15:45:00 +0100http://crousticouette.cowblog.fr/note-du-mardi-seul-2946127.html
http://crousticouette.cowblog.fr/vide-poche-du-lundi-2936961.htmlVide poche du Lundi.Il y a un sourire derrière chaque mot. Les jours passent, les mots changent, mes ces sourires là persistent, immuables. Le trottoir est mouillé, la pluie gronde sur mon parapluie et le vent m'arrache à mes rêves. Onze heures s'affichent sur l'écran, il est temps d'entrer sur la scène des visages qui rient, des regards qui aiment et des mots qui font plaisir. Les tasses dansent sur les tables, on dirait des petites fées qui tour à tour viennent déposer une paix en chacun. Elle est assise un peu loin, mais l'harmonie de son visage ne cesse de me couper le souffle. Le temps est toujours assassin lorsqu'il vient à faire mourir de tels instants, l'air froid revient faire trembler les mains. Ailleurs, voilà qu'une route nous sépare, elle tourne le dos alors que chaque bande qu'elle franchit abaisse d'autant plus la joie sur mon visage. Dans un autre monde ça s'évade dans un océan noir, les voix sont muettes et les regards ne se croisent pas, ils ignorent, ou alors ils dénient. Je l'ai vu croire en la folie des frontières qui rassemblent, au final le chute est toujours là même, vertigineuse et douloureuse. Elle passe la porte, je m'évanouis sous la douceur de son parfum.

Les dames blanches meurent dans une buée incandescente. Le plus beau c'est lorsque la réalité du rêve n'a de réel plus que la naïveté qui le crée, il passe par dessus les routes, sans se faire piétiner. Elle lève les yeux au dessus de ma tête pour chercher une lueur quelconque, il y a des kilomètres de bobines de films là haut, des nuages en coton et des rires, et des rires. Elle baisse les yeux sur une misère qui tombe, en ruine, qui s'évade par le haut, mais qui ne tient pas. C'est un rêveur dit-elle. On les voit de loin, de très loin, ils ont toutes ces étoiles qui trainent au dessus de leur tête, et puis ils ont le pas lourd. Ces dames les aiment, s'amusant du soupir d'un roseau, c'est ce qu'on dit. Le temps infiniment long se transforme en perfusion de bonheur, on apprend à cultiver le bon temps. Et puis ça dure encore, encore mieux, elle s'évade encore un peu, un peu plus loin, mais qu'importe les tempêtes qui nous déchirent, pourvu que la lueur demeure dans ses yeux.]]>
http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2936961.htmlFri, 27 Nov 2009 20:03:00 +0100http://crousticouette.cowblog.fr/vide-poche-du-lundi-2936961.html
http://crousticouette.cowblog.fr/noir-blanc-et-bleu-2918553.htmlNoir, blanc et bleu.Je t'aime à mourir, toi qui persiste dans les pensées les plus heureuses. Je te rêve plus haute que la dernière des marches, et les étoiles perlent sur ton rire. Tes cheveux défaits flottent dans un vide d'une infinie beauté que l'ombre de ton empire ne peut contenir. Ce regard pétrifiant que tu murmure finira un jour d'achever l'indifférence bâtie sur le seuil de ma tombe. Quand enfin te parviendra la chaleur de mes mots, il sera trop tard, les anges seront devenus plus beaux. Les séismes de tes maux tremblent sur ma peine, jamais ne me choisira l'amour d'un de tes mots. Et quand bien même l'amour devienne haine, pour toujours tu sera de ma vie la fontaine.
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http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2918553.htmlThu, 15 Oct 2009 23:31:00 +0200http://crousticouette.cowblog.fr/noir-blanc-et-bleu-2918553.html
http://crousticouette.cowblog.fr/article-2907731.html.]]>http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2907731.htmlMon, 21 Sep 2009 00:02:00 +0200http://crousticouette.cowblog.fr/article-2907731.htmlhttp://crousticouette.cowblog.fr/j-aime-encore-et-toujours-plus-que-jamais-2904893.htmlJ'aime, encore et toujours. Plus que jamais.http://crousticouette.cowblog.fr/images/b.png

Et s'il fallait aimer à n'en plus respirer, j'irais remplir mes poumons d'un air incroyablement beau et grand pour que jamais le souffle me manque. Il pleuvrait tous les jours des larmes d'un tranchant si aiguisé qu'elles viendraient menacer cette amour qui anime la vie. Il n'est pas d'amarre plus solide que la tienne, j'y attache mes jours, j'y attache mon âme. Elle me laisse dériver au loin et m'envoie parfois valdinguer, me noie sous des vagues destructrices, elle me lave sous des averses meurtrières mais ne rompt jamais le bout qu'y m'y rattache. Tu as ton foyer en toutes les personnes qui pensent à toi lorsque le vide de ta présence surgit, tu as ta vie en l'être qui ne cesse jamais de penser à toi. Le plus dure lorsqu'on s'évade vers le large c'est de se laisser emporter par la force de courants qui ne mènent à rien, que le vide. Réside où l'air t'es pure et gît où l'amour est le plus fort, alors seulement tu auras accomplis ta vie.




 
La musique est toujours si belle.
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http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2904893.htmlMon, 14 Sep 2009 22:07:00 +0200http://crousticouette.cowblog.fr/j-aime-encore-et-toujours-plus-que-jamais-2904893.html
http://crousticouette.cowblog.fr/l-enfant-2897126.htmlL'enfant.Peux-tu respirer? Peux-tu respirer l'air du dehors? L'herbe encore humide se laisse emporter dans une valse que la brise matinal lui glisse sous le pied, le ciel sombre dans les bleus abyssal, transpercé par endroit de rubans lointains qui apportent brièvement leur soyeuse lumière. Il est jonché d'un par terre de fantômes en robes blanches sans cesse s'entrechoquant et jaillissant parfois jusqu'au sol alors que d'autres viennent assombrir l'horizon déjà palpable. Un enfant au milieu d'une vaste prairie, il se perd dans les hautes herbes, il étouffe, il cherche les rubans entre les fantômes mais il a très peur de ne plus retrouver son chemin si jamais. Si jamais dans son ombre se dressait des montagnes, de grandes chaînes si hautes que même son jeune age ne saurait surmonter, et si jamais il lâchait sa main sans ne jamais pouvoir la retrouver. Il rampe, le sol mouillé salit ses vêtements, des traces de terre sur son visages et des tremblement un peu partout dans l'intégralité de la misère de son petit corps. Les yeux au ciel, il voit un ruban s'offrir à lui. Le vent s'intensifie et la valse des hautes herbes suis le mouvement, toutes en cadence elles exécutent une chorégraphie si majestueuse qu'elles effraient le petit garçon aux yeux bleu, ses cheveux bataillent sur son front et reflètent un blond éclatant sous la lueur du ruban. Le malheureux se redresse avec la plus grande difficulté du monde, ses épaules sont lourdes de honte, de peur et surtout de désespoir, ses chevillent peinent à soutenir un tel humain, il se redresse vers le ruban qui n'est maintenant plus qu'à quelques centimètres de ses petites main qui d'ordinaire ne font que saisir du vide et plier des roseaux. Il l'attrape et tire dessus dans l'intention de déchirer les abysses qui règnent au fond du ciel, il tire très fort pour dissiper les fantômes, pour écarter l'ombre, chasser les montagnes. Il tire si fort que les cieux s'embrasent d'éclair terrifiants, mais le garçon et si déterminé qu'il ne cède pas à la peur qui l'envahis, les tremblements de son corps pathétique l'indiffèrent. Un océan d'ombre déferle soudain sur son visage, le ciel s'écroule comme un château de cartes, les fantômes l'encerclent et le vent se déchaine à tel point que l'herbe qui l'entoure vient le heurter si violemment qu'elle lui laisse les marques d'un fouet. Un peu plus de peur se répand dans l'air, un peu plus de honte et de rage, tout devient irrespirable devant la danse des saisons mourants tour à tour. Ses genoux et ses mains sont rouges, son corps est recouvert de plaies, le garçon pleur mais même ses larmes sont derisoirs face au délluge qui s'abbat sur lui. ll y à un ruban au loin, l'enfant reprend son chemin.]]>http://crousticouette.cowblog.fr/commentaires-2897126.htmlSat, 29 Aug 2009 02:29:00 +0200http://crousticouette.cowblog.fr/l-enfant-2897126.html